Prix Artémisia 2016

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« Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine. » (Louise Michel)
« Quand sera brisé l’infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, l’homme – jusqu’ici abominable – lui ayant donné son envol, elle sera poète, elle aussi ! La femme trouvera de l’inconnu ! Ses mondes d’idées différeront-ils des nôtres ? Elle trouvera des choses étranges, insondables, repoussantes, délicieuses ; nous les prendrons, nous les comprendrons. » (Arthur Rimbaud)

Après sa réunion du mardi 17 novembre 2015, endeuillée par les massacres au cœur de la capitale, le jury Artémisia a établi la liste définitive des albums de l’année 2015, soit vingt titres parmi lesquels sera choisi l’album couronné.
Début septembre, nous avions rendu publique une première liste qui a été augmentée par de nouvelles publications, la production féminine étant très abondante cette année, ce dont Artémisia se félicite. Comme chaque année, nous annoncerons ce choix le 9 janvier, date anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir. Une cérémonie suivra à la librairie Flammarion de Beaubourg.

Le jury de l’Association Artémisia est composé de :
– Eva Almassy, écrivaine, complice des «Papous dans la tête» de France
Culture ;
– Odile Conseil, journaliste, créatrice du festival Ciné Salé, également «Papou» ;
– Jean-Christophe Deveney, scénariste de bande dessinée, enseignant ;
– Céline du Chéné, productrice à France Culture, chroniqueuse et reporter «Mauvais genres» (France Culture) ;
– Karim Miské, réalisateur et romancier ;
– Chantal Montellier, bédéaste, fondatrice du Prix Artémisia ;
– Catel Muller, bédéaste pour adulte et jeunesse, illustratrice ;
– Patrig Pennognon, correcteur, poète, journaliste culture ;
– Olivier Place, directeur des librairies Flammarion ;
– Silvia Radelli, plasticienne ;
– Donatella Saulnier, écrivaine, critique littéraire, médiatrice culturelle ;
– Rachel Viné-Krupa, spécialiste de l’art mural mexicain, de Frida Kahlo
et de Tina Modotti.

Accompagnatrice et témoin :
– Sigrid Gérardin, militante féministe, syndicaliste, secrétaire générale du secteur éducation d’un syndicat enseignant.

Marraine et parrain :
– Mylène Demongeot, comédienne, écrivaine ;
– Gilles Ratier, écrivain, journaliste, auteur du rapport annuel sur la situation économique et éditoriale de la bande dessinée (rapport repris dans l’ensemble des médias) ; il est aussi secrétaire général de l’Association des critiques de bandes dessinées (ACBD) et rédacteur en chef de BDZoom.

Qu’est ce qu’Artémisia ?
Une association et un prix qui couronne chaque année un album scénarisé et/ou dessiné par une ou plusieurs femmes, s’efforçant ainsi de mettre en lumière la création féminine dans le neuvième art.
Artémisia milite pour un autre regard, celui des femmes, sur le monde de la bande dessinée.

Pourquoi le nom d’Artémisia ?
Artémisia Gentileschi est la première femme à être répertoriée dans l’histoire de l’art. Remarquablement douée, elle s’impose par son art à une époque où les femmes peintres ne sont pas facilement acceptées. Elle est également l’une des premières femmes à peindre des sujets historiques et religieux. Elle nous a laissé d’elle un autoportrait d’une grande vigueur qui dénote une maîtrise consommée de son art.

LISTE DES ALBUMS RETENUS

1. Les Voyeurs, Gabrielle Bell, coll. L’An 2, éd. Actes Sud
2. Hiver rouge, Anneli Furmark, trad. Fanny Tömberg, éd. Çà et Là
3. Nora, Léa Mazé, Éditions de la Gouttière   
4. Le Jardin de minuit, Édith, coll. Noctambule BD, éd. Soleil
5. Glenn Gould, une vie à contretemps, Sandrine Revel, éd. Dargaud
6. Fatherland, Nina Bunjevac, éd. Ici Même
7. Jiseul, Keum Suk Gendry-Kim, éd. Sarbacane
8. Le Piano oriental, Zeina Abirached, éd. Casterman
9. 
Mourir (ça n’existe pas), Théa Rojzman, éd. La Boîte à bulles
10. Comment naissent les araignées, Marion Laurent, éd. Casterman
11. L’Année du crabe, Alice Baguet, éd. Vraoum
12. Point de fuite, Lucia Biagi, éd. Çà et Là
13. Génération mal logée, Yatuu, éd. Vents d’Ouest
14. Petites Niaiseuses, Sandrine Martin, éd. Misma
15. California Dreamin, Pénélope Bagieu, éd. Gallimard
16. Ma vie est un best-seller, Corinne Maier, Aurélia Aurita, éd. Casterman
 17. Flora et les étoiles filantes, Chantal Van Den Heuvel & Daphné Collignon, éd. Le Lombard
18. Larguées, Hélène Bruller, Sophie Chédru & Véronique Grisseaux,
éd. Hugo Desinge 
19. Pieds nus dans les ronces, Lisa Zordan, éd. Michel Lagarde
20. Pretty Deadly – l’Écorcheuse (t. 1), Emma Rios & Kelly Sue DeConnick, éd. Glénat.

Par ailleurs, nous applaudissons la sortie du livre Adieu Karkov, inspiré d’un roman de notre marraine Mylène Demongeot et adapté en bande dessinée par Claire Bouilhac et Catel Muller.
Enfin, nous annonçons la sortie prochaine du rapport annuel sur les publications BD de l’année 2015, établi par le parrain d’Artémisia, Gilles Ratier.

 

 

 

Dessinatrices : le débat se poursuit

après la Charte des créatrices de bande dessinée contre le sexisme et la réaction de Thierry Groensteen.

Je comprends parfaitement que les dessinatrices sollicitées pour l’expo en Belgique aient eu envie de dire “merde !” Je comprends leur sentiment, d’où mon nom parmi les leurs alors que l’on ne m’avait pas invitée et que je ne partageais pas tous leurs arguments, loin de là. Mais exposer des dessins de “filles pour les filles”, tssss ! et pourquoi pas leur construire un poulailler !? “La bédé des poulettes pour les poulettes”. Le Grand Gentil Marché ne recule devant aucun sacrifice (de l’identité des créatrices).

En réalité, le problème est complexe, les pièges nombreux et ils sont souvent énormes, (ce qui fait qu’on ne les voit pas toujours.)

Etre femme ET dessinatrice est une situation objective qui suppose de résister aux dominants de sexe et de classe qui cherchent à nous réduire à notre “corps sexué” et à en tirer profit au détriment de nos personnalités (parfois dérangeantes). Mais en même temps, il faut aussi se battre à partir de lui et avec lui –ce corps sexué- et de ce qu’il doit affronter dans une société bourgeoise et patriarcale en pleine régression. Il nous faut être femme, (ou changer de sexe ?), sans se renier en tant que telle, ET se battre pour ne pas être réduite à nos organes reproductifs.

Quand à Artémisia, comme le rappelle justement Thierry Groensteen, elle se bat CONTRE le sexisme et le machisme qui sévissent dans la bande dessinée de 7 à 77 ans, pour que soit mieux éclairées, mieux considérées, mieux valorisées les œuvres des femmes, soit un travail de “discrimination positive” (quel nom !). Je ne vois pas où est l’ambiguité là-dedans, pas plus que dans l’expression ”bande dessinée féminine”, ma chère Jeanne Puchol. Nous avons choisi toi et moi, en toute liberté, les mots et les phrases qui accompagnent désormais cette action, ne les renions pas sous les coups des adversaires, qui sont des deux sexes.

Ce n’est pas en nous déguisant en coq ou en nous faisant plus grosses et musclées que Popeye, que nous échapperons au poulailler.

Chantal Montellier

Communiqué

Le jury d’Artémisia s’est réuni hier autour d’une vingtaine d’ouvrages, il est composé de:

– Eva Almassy, écrivaine, complice des “Papous” dans la tête de France Culture
– Odile Conseil, journaliste, créatrice du festival Ciné Salé, également “Papous”
– Jean-Christophe  Deveney, scénariste de bande dessinée, enseignant (scénario)
– Céline du Chéné, productrice à France Culture, chroniqueuse et reporter (émission “Mauvais genres”).
– Karim Miské,  réalisateur, et romancier
– Chantal Montellier, bédéaste, fondatrice du Prix Artémisia
– Catel Muller, bédéaste pour adulte et jeunesse ; illustratrice
– Patrig Pennognon, poète, journaliste culture et militant altermondialiste.
– Olivier Place, directeur des librairies Flammarion (Beaubourg).
– Silvia Radelli, plasticienne.
– Donatella Saulnier, écrivaine, critique littéraire, traductrice roman et bd (Hugo Pratt), médiatrice culturelle
– Rachel Viné-Krupa, écrivaine, libraire (Quilombo), spécialiste de l’art mural mexicain, de Frida Kahlo et de  Tina Modotti,

Accompagnatrice et témoin : Sigrid Gérardin, militante féministe, syndicaliste, secrétaire générale du SNUEP-FSU secteur éducation.

Au cours de cette réunion 13 albums ont  déjà été retenus. Une seconde réunion aura lieu mi novembre, au cours de laquelle une liste définitive sera établie puis publiée, liste dans laquelle sera choisi l’album primé.
Le nom de la lauréate sera annoncé comme chaque année le 9 janvier, date anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir.

Tous ces livres méritent selon nous d’être pris en considération.
-LES VOYEURS, Gabrielle Bell – Actes Sud
-PRETTY DEADLY, Kelly Sue de Connic – Glénat
-HIVER ROUGE, Anelli Furmarck, traduction Fanny Törnberg – Cà et là
-GLENN GOULD, Sandrine Revel – Dargaud
-NORA, Léa Mazé – Les éditions de la Gouttière
-LE JARDIN DE MINUIT, Edith – Soleil
-FATHERLAND, Nina Bunjevac – Ici Même
-JISEUL, O Muel-Keum Suk Gendry-Kim – trad. Melissa David – Sarbacane
-LE PIANO ORIENTAL, Zeina Abirached – Casterman
-MOURIR CA N’EXISTE PAS, Théa Rojman – La Boite à Bulles
-COMMENT NAISSENT LES ARAIGNEES, Marion Laurent – Casterman
-L’ANNEE DU CRABE, Alice Baguet – Vraoum
-POINT DE FUITE, Lucia Biaci – Cà et là

Nous signalons également la publication de l’album Adieu Kharkov, T. 1 dessiné et mis en scène par deux femmes de talent et d’un très grand professionnalisme, Catel Muller et Claire Bouilhac, dont les styles pour cette occasion s’épousent à  la perfection. Ce livre autobiographique, d’une grande richesse visuelle et romanesque, est tiré d’un récit écrit par la célèbre actrice Mylène Demongeot  qui pose  sur sa propre histoire  et celle des siens  (de l’Ukraine à la France du Sud en passant par la Chine! ) un regard distancié mais très tendre.
Ce bon album au féminin pluriel est publié dans la collection Aire Libre des éditions Dupuis.

BDegalite.org

Artemisia se félicite que le combat féministe prenne de l’ampleur et que des dessinatrices se solidarisent autour d’un charte dont voici le lien: http://bdegalite.org/

Artemisia lutte pour cette reconnaissance des talents féminins dans le 9e art depuis des années (une dizaine) dans une relative indifférence du milieu BD.
Les débats sur la conception de la création dans le domaine de l’art narratif  et de la place de l’imaginaire féminin ne font que commencer,  et risquent d’être vifs, mais cela ne doit pas masquer le plus important: le  ras le bol du machisme et du sexisme.
Nous invitons cette nouvelle association à dialoguer avec nous et à se joindre à nous pour la remise du prix Artémisia 2016 en janvier prochain.
Solidairement.
Artemisia
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PS: Un seul petit bémol –personnel- toutefois: le choix du dessin pour illustrer cette initiative. Olive Oyl s’appropriant un symbole de la masculinité: la pipe de Popey (macho ivrogne), tout en ambitionnant de se faire plus grosse que le bœuf des comix américains (autre domination). Est-ce là une image idéale de l’émancipation féminine? ou une l’expression plus ou moins consciente du désir de se parer des plumes du coq et des symboles de la virilité? Donc, d’être dans un fantasme machiste.  Les femmes ne sont pourtant pas des hommes comme les autres et la libération des femmes et des dessinatrices ne sera effective que le jour ou les femmes revendiqueront fièrement leur histoire (historique) et leur identité sexuelle, avec tout ce qui en découle pour le meilleur et le pire.

Par ailleurs je m’étonne qu’il y ait si peu de femmes de plus de 50 ans dans ce groupe, (dont moi qui n’ai pas été invitée à signer, ce que je regrette!?) Les ainées sont-elles des… ennemies de sexe?

Amicalement
Chantal Montellier

Prix Artemisia 2016 : c’est parti !
Vous trouverez ci–dessous les noms des jurés du prix Artémisia qui récompense chaque année, depuis 8 ans, un ouvrage de bande dessinée ou un roman graphique dont l’auteure est une femme.
Une première liste d’une douzaine de titres sera publiée fin novembre – début décembre. Le titre choisi pour le prix 2016 sera annoncé, comme d’habitude, le 9 janvier, date anniversaire de Simone de Beauvoir. Il sera célébré aux alentours du 15 janvier, très certainement à la librairie Flammarion de Beaubourg.

Le jury s’est réuni le 1er juin et a commencé à consulter les albums sortis depuis le début de l’année (une vingtaine) en vue d’une présélection en décembre. Les éditeurs peuvent donc envoyer leur production,  jusqu’à la fin de l’année, aux adresses suivantes:

Chantal Montellier

28, rue Gabriel Péri

94200, Ivry-sur-Seine

chantalmontellier@free.fr <mailto:chantalmontellier@free.fr>

09 52 28 32 21

06 85 18 12 97

-Silvia Radelli

131, bld Vincent Auriol

75013, Paris

Silvia.radelli@wanado.fr

06 34 10 53 49

Jury 2015 / 2016
– Eva Almassy, écrivaine, complice des Papous dans la tête de France Culture.
– Odile Conseil, journaliste, créatrice du festival Ciné Salé, également “Papou”.
– Jean-Christophe Deveney, scénariste de bande dessinée, enseignant.
– Karim Miské,  réalisateur et romancier.
– Chantal Montellier, bédéaste, fondatrice du Prix Artémisia.
– Catel Muller, bédéaste pour adulte et jeunesse ; illustratrice.
– Patrig Pennognon, correcteur, journaliste.
– Olivier Place, directeur des librairies Flammarion.
– Silvia Radelli, plasticienne, romancière.
– Donatella Saulnier, écrivaine, critique littéraire, médiatrice culturelle.
– Rachel Viné-Krupa, spécialiste de l’art mural mexicain, de Frida Kahlo et de     Tina Modotti,

Accompagnatrice et grand témoin : Sigrid Gérardin, militante féministe, syndicaliste, secrétaire générale du SNUEP-FSU.

Marraine et parrain:
Rappelons que la marraine du Prix Artemisia 2015 est la célèbre comédienne Mylène Demongeot.

Le parrain est Gilles Ratier, écrivain, journaliste, rédacteur en chef de bdzoom.com <http://bdzoom.com <http://bdzoom.com>  <http://bdzoom.com <http://bdzoom.com> >, auteur du rapport annuel sur la situation économique et éditoriale de la bande dessinée ( rapport repris dans l’ensemble des médias); il est aussi secrétaire général de l’association des critiques de bandes dessinées (ACBD).

Qu’est-ce que le prix Artémisia ?
L’association Artémisia –et le prix qui lui est attaché- sont nés de la volonté de faire reconnaître la place des femmes et la qualité de leurs œuvres dans le secteur de la bande dessinée et du roman graphique. Artémisia veut promouvoir d’autres regards sur le monde, ceux des femmes (et des hommes solidaires), face à un imaginaire masculin dominant aux stéréotypes souvent écrasants.
Artémisia veut faire savoir que les femmes, comme les hommes, ont du talent et sont porteuses d’univers à représenter et connaitre.

Pourquoi Artémisia ?
Artémisia Gentileschi est la première femme a être répertoriée dans l’histoire de l’art. Remarquablement douée elle s’impose par son art à une époque où les femmes peintres ne sont pas facilement acceptées. Elle est également l’une des premières femmes à peindre des sujets historiques et religieux. Elle nous a laissé une œuvre abondante et forte, dont un autoportrait d’une grande vigueur qui dénote une maîtrise consommée de son art.

Pour ceux qui veulent plus d’infos : <https://associationartemisia.wordpress.com <https://associationartemisia.wordpress.com> >

Pour Artémisia :

Chantal Montellier : <chantalmontellier@free.fr <chantalmontellier@free.fr> >

“Ce n’est qu’un combat, le début continue!”

L’artémisia italienne, cécilia capuana, vous salue!

L’artémisienne –de cœur- italienne, Cécilia Capuana (Ah!Nana et beaucoup d’autres choses). Bientôt une internationale?

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Artémisia a le plaisir de vous faire connaître son nouveau jury, sa marraine, son parrain et son grand témoin pour le prix 2016. Uniquement des gens magnifiques qui ont accepté généreusement de consacrer un peu de leur précieux temps à la production BD féminine qui, cette année, au contraire de l’année dernière, s’avère des plus riche et variée.
CM

Artemisia 2015/2016

Eva Almassy, écrivaine, participe depuis 2006 à l’émission Des Papous dans la tête, créée par Bertrand Jérôme et animée par Françoise Treussard sur France Culture. Les Papous c’est une forme originale et littéraire, une provocation ludique à l’imaginaire par jeu des mots et du langage, un jeu pour le plaisir.

Odile Conseil, journaliste, a été rédactrice en chef à Courrier International et a animé Les Crayons de Courrier sur Arte – ou comment les dessinateurs du monde entier croquent l’actualité. Elle monte aujourd’hui un festival de film de mer au Havre, Ciné Salé, et participe également aux “Papous” aux côtés de Gérard Mordillat, Jean-Bernard Pouy, Eva….

Jean-Christophe  Deveney, scénariste de bande dessinée dont il enseigne les rudiments à l’école d’Art Bellecour de Lyon. Il supervise l’album et l’exposition Héro(ïne)s : H/F dans la BD (réflexion sur la répartition des rôles sexués et des systèmes de représentation dans le 9e art).

Karim Miské, homme d’images car réalisateur, et de mots car romancier ; son polar « Arab jazz » a eu le Grand prix de littérature policière. Il anime aussi le club de lecture du Pitch Me, un sympathique “restaurant international”.

Chantal Montellier, bédéaste, fondatrice du Prix Artémisia. Auteure de dessins de presse (cf : l’album Sous Pression); de dystopies comme Shelter ou 1996 ; de contre enquêtes  comme Tchernobyl mon amour ou Les Damnés de Nanterre, d’albums féministes comme Odile et les crocodiles ou la série Julie Bristol. Plus récemment un récit autobiographique intitulé La Reconstitution a été publié chez Actes Sud. (Connue aussi pour son excellent caractère).

Catel Muller, bédéaste pour adulte et jeunesse ; illustratrice ; auteure d’une biographie très remarquée de Benoite Groult, Ainsi soit Benoite Groult, (prix Artémisia 2014). En collaboration avec le scénariste José-Louis Bocquet: Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouges, albums primés et traduits dans une quinzaine de pays.

Olivier Place, directeur des librairies Flammarion.

Silvia Radelli, plasticienne, romancière (Bénédicte Vincens, disparue ou Etoile Cannibale). Avec son Metroféminin, elle revisite  et expose le plan du métro parisien en remplaçant 100 noms de stations par ceux de femmes qui ont marqué l’histoire. D’Hannah Arrendt à Amelia Earhart en passant par Simone de Beauvoir et Camille Claudel. Métroféminin rend hommage, à travers quatorze lignes de métro et leurs stations rebaptisées, aux femmes aimées, admirées, porteuses de vie magnifiques. Livre en cours d’élaboration avec Chantal Montellier.

Donatella Saulnier, écrivaine, critique littéraire (Libé, Politique Hebdo, Vendredi…), médiatrice culturelle, ancienne responsable à la Maison des écrivains. Donatella est aussi traductrice, notamment de bédéastes italiens comme Hugo Pratt ou Giardino. Elle a collaboré à la revue (A SUIVRE…).

Rachel Viné-Krupa, Auteure d’une thèse sur Frida Kahlo, spécialiste de l’art mural mexicain, Rachel est l’auteure de Un Ruban autour d’une bombe. Une biographie textile de Frida Kahlo, en collaboration avec la dessinatrice Maud Guély. Elle a traduit récemment le roman graphique d’Angel de la Calle sur Tina Modotti, photographe et militante révolutionnaire.

Marraine et parrain:

Rappelons que la marraine du Prix Artemisia est Mylène Demongeot, que l’on ne présente plus.
Mylène a publié le 6 mai 2015 son livre « Mes Monstres Sacrés », portraits où se croisent Michel Audiard, Jean Yanne, Pierre Desproges et beaucoup d’autres. Une adaptation BD, intitulée Adieu Kharkov, de son roman autobiographique Les lilas de Kharkov va paraître dans Aire Libre en août 2015.

Le parrain est Gilles Ratier, écrivain, journaliste, rédacteur en chef de bdzoom.com, auteur du rapport annuel sur la situation économique et éditoriale de la bande dessinée ( rapport repris dans l’ensemble des médias); il est aussi secrétaire général de l’association des critiques de bandes dessinées (ACBD).

Accompagnatrice et témoin, Sigrid Gérardin, militante féministe, syndicaliste, secrétaire générale du SNUEP-FSU secteur éducation (dans le collimateur des nazillons, bon courage Sigrid!).

13/05/15