Archives de Catégorie: Remise du prix

Rencontre avec Barbara Yelin, lauréate du prix Artémisia 2015

La remise du Prix aura lieu le Mardi 27 janvier à la librairie La Hune à Paris à partir de 18h30, en présence de la lauréate Barbara Yelin (Irmina), de notre marraine, Mylène Demongeot et de Benoîte Groult, l’héroïne de notre Prix Artémisia 2014 (Ainsi soit Benoît Groult) qui récompensait la biographie dessinée écrite par Catel. 

Venez nombreux et nombreuses!

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Charlie, même pas mort! Artémisia avec toi!

Parce que c’est la liberté et le dessin qu’on a assassiné, 

Parce que l’auto-censure n’est pas la solution,

Parce que malgré tout, c’est notre devoir de continuer, 

Parce que nous sommes Charlie, et que nous luttons contre la barbarie, pour le droit à l’expression et à l’imagination libre. 

Parce que nous n’avons que nos mots, nos images et nos convictions. 

Parce que se taire, c’est se résigner, 

Parce que nous résisterons, 

Nous dédions ce Prix Artémisia 2015 à la paix, à la liberté, en mémoire de nos amis et des victimes de ces massacres,  en maintenant solidairement la date symbolique de  l’anniversaire de Simone de Beauvoir, notre rendez-vous annuel, en hommage à ces attentats.

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Le jury , après délibération, a arrêté son choix sur Barbara Yelin pour son livre Irmina publié chez Actes Sud – L’An 2. Elle succède à Johanna Schipper (2008), Tanxxx et Lisa Mandel (2009), Laureline Mattiussi (2010), Ulli Lust (2011), Claire Braud (2012), Jeanne Puchol (2013) et Catel (2014).

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Irmina raconte l’histoire vraie d’une jeune allemande partie en Angleterre dans les années 30, qui tombe amoureuse d’un brillant boursier d’Oxford originaire de la Barbade. Malgré ses rêves de liberté et ses espoirs d’indépendance, contrainte de revenir en Allemagne, elle y épouse finalement un architecte, officier dans la SS qui meurt à la guerre. L’Irmina idéaliste des débuts, la courageuse jeune femme scandalisée par le racisme dont est victime son amant noir, devient la mère au foyer aryenne portée par les ambitions de son mari, coupable et complaisante vis-à-vis du régime nazi. Veuve, elle mène après la guerre une existence discrète et tranquille à Stuttgart quand elle reçoit trente cinq ans plus tard une lettre inattendue de son ancien amant de la Barbade.

Barbara Yelin met ici en scène la vie de sa grand-mère, un héritage sublimé et soutenu par un dessin sombre aux traits vifs, où seule l’aquarelle semble illuminer cette existence grise. La mise en perspective de cette histoire familiale au regard de la tragédie de l’histoire, conduit surtout la dessinatrice à jongler avec honnêteté entre l’affection naturelle pour son personnage et la démonstration de sa compromission. Car Irmina était une femme libre de ses choix, très peu menacée par le système, une femme qui n’a jamais pris de risque, pas même pour réaliser ses rêves. Cette trajectoire dessine ainsi les contours d’une vie ratée, une vie où le « ce qui aurait pu » dégoûte de « ce qui a été », et résonne comme un avertissement contre la passivité et la résignation volontaire, montrant sans excuser la lâcheté d’un peuple en miroir de cette destinée. Un formidable roman graphique et un avertissement dont Artémisia souligne la valeur actuelle.

Lucie Servin pour l’Association Artémisia

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(Catel, Lauréate du Prix Artémisia 2014)

Charlie, Même pas mort! Artémisia avec toi!

La remise du Prix aura lieu le Mardi 27 janvier à la librairie La Hune à Paris à partir de 18h30, en présence de la lauréate et de notre marraine, Mylène Demongeot. 

La remise du Prix Artémisia 2014 en video

Une vidéo réalisée par Line Scheibling la fille de Catel Muller

Zoom sur la remise du prix 2014

Retour en photos sur cette belle soirée du 16 janvier à la Librairie La Hune en présence de Catel Muller et de Benoîte Groult pour la remise du prix Artémisia 2014.

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Chantal Montellier, dessinatrice et fondatrice du prix Artémisia remettant le prix.

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Catel et Benoîte Groult

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Jacques de Loustal, Mylène Demongeot, Agnès Soral

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Jeanne Puchol, Anne Van der Linden, Jacques de Loustal

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José-Louis Bocquet

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Catel Muller

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Yves Frémion


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Anne Van der Linden

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Pénélope Bagieu, Roman Lewkowicz

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Camille Saféris, Yves Frémion

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  • Un grand merci à Carole Samzun-Gaillard, fondatrice du site internet Chais-elles, qui promeut les vins de femmes au travers d’événements œnologiques, dont le champagne de Marie-Hélène Waris-Larmandier. Et merci à cette dernière,  viticultrice à Avize en Champagne pour le bulles qui ont accompagné notre enthousiasme et notre bonne humeur!

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Et bien sûr un grand merci à Catel et Benoîte Groult

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Tous à la Hune pour la remise du prix 2014

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La remise du sixième prix Artémisia en Vidéo

Le Prix Artémisia 2013 est remis à Jeanne Puchol

jeannepucholLe Prix Artémisia 2013 de la bande dessinée féminine est décerné à Jeanne Puchol, pour Charonne-Bou Kadir, (Editions Tirésias). Cette artiste majeure du neuvième art succède à Johanna Schipper, Tankxxx et Lisa Mandel, Laureline Mattiussi, Ulli Lust et Claire Braud respectivement lauréates en 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012.

Jeanne Puchol appartient à la génération des dessinatrices de bande dessinée pionnières qui ont dans les années 1980 ouvert la voie à l’expression féminine dans le neuvième art. Militante et engagée, depuis son premier album Ringard ! publié aux éditions Futuropolis en 1983, elle a depuis publié de nombreux albums, qui comme Le Poulpe ou Haro sur la bouchère ont affirmé son talent graphique et une indépendance inébranlable. C’est un honneur pour le jury d’Artémisia de récompenser aujourd’hui Charonne-Bou Kadir. Paru en cette année 2012, c’est un album d’une qualité rare, dans lequel la dessinatrice questionne à la fois son enfance et la tragédie historique qu’a constitué la manifestation du 8 février 1962 au métro Charonne à Paris à la veille des accords d’Evian qui mettent fin à la guerre d’Algérie. A l’heure des com- mémorations du cinquantième anniversaire de cette guerre, Jeanne Puchol signe un ouvrage exemplaire servi par un graphisme réaliste puissant en noir et blanc où la technique se met au service d’un récit à la fois personnel et historique nourri par une honnêteté morale et une rigueur documentaire irréprochable. Conciliant la sensibilité intime d’une grande artiste et la nécessité d’analyse des faits et des témoignages, Charonne-Bou Kadir réussit avec justesse à transcrire par la force des images ce que les mots ne sauraient dire forçant l’admiration et le devoir de mémoire. En bande dessinée, l’engagement politique, la subjectivité assumée et le sérieux historique de cet ouvrage donne de l’espoir face à une production féminine trop souvent cantonnée dans les stéréotypes et les modes qui scellent la place laissée à l’ex- pression de l’imaginaire féminin.Charonne C’est avec fierté que le jury d’Artémisia a choisi de récompenser cette œuvre, espérant également redonner à ce superbe ouvrage la place qu’il mérite. Edité au sein d’une collection destinée à des essais his- toriques dans un format peu conventionnel pour un album de bande dessinée, ce livre est passé relativement inaperçu au milieu de l’inflation d’une production de BD qui ne cesse d’augmenter. Ce phénomène jette injustement dans l’oubli des œuvres de qualité au profit des ouvrages mis en avant par des stratégies éditoriales commerciales. Jeanne Puchol mérite cette reconnaissance, et Charonne-Bou Kadir doit servir de modèle pour montrer ce que peut apporter la bande dessinée à l’Histoire et à la mémoire.

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Venez célébrer avec nous l’événement!